Collégien, èlève piloteHugo KEISER
Depuis tout petit, j’ai les yeux tournés vers le ciel. A une époque où je ne savais même pas prononcer correctement le mot « hélicoptère », je rêvais déjà de voler. A mes 9 ans ma rencontre avec Matthieu Bauer a changé beaucoup de choses. Il m’a permis de réaliser mon premier vol, j’étais si petit que je ne touchais même pas le palonnier…haha. Eh oui ! je n’avais que 9 ans. Cette rencontre et ce moment resteront gravés en moi. J’ai dû attendre d’avoir 13 ans pour pouvoir passer mon premier examen dans le monde de l’aéronautique, le BIA. Une étape importante qui m’a permis de mieux comprendre ce monde et de confirmer que j’étais sur la bonne voie. J’ai adoré apprendre les différents thèmes de ce diplôme, que j’ai brillamment obtenu. En parallèle du BIA, je m’inscris à l’ACRSU, l’aéro-club qui m’a ouvert la voie. Aujourd’hui, à 14ans, je prépare mon PPL. Ce n’est que le début d’un long parcours, mais chaque vol, chaque apprentissage, me rapproche un peu plus de mon rêve d’enfant. La preuve que les passions peuvent naître tôt, et grandir avec nous. Il faut beaucoup de soutien. Merci à mes parents, qui me suivent à fond dans mon projet, mes instructeurs, qui m’aident énormément, tant dans les airs qu’au sol, pour ma formation. L’ensemble des membres de l’ACRSU, qui m’ont très bien accueilli. Je remercie aussi Madame la Présidente de m’avoir permis d’écrire ce témoignage et de m’avoir fait confiance à mon si jeune âge. Et surtout, un GRAND merci à Matthieu Bauer, qui m’a permis de faire mon premier vol à 9 ans, de découvrir l’aviation, de m’accompagner pour le BIA, l’inscription à l’ACRSU, ainsi que pour le PPL. J’aimerais simplement vous dire : MERCI car aujourd’hui, cette passion est devenue une réelle motivation au quotidien, et elle me pousse à donner le meilleur de moi-même pour, un jour, atteindre mon objectif et vivre pleinement de l’aviation.
Retraité, Pilote privé, pilote vol découverte et Trésorier de l'AéroclubHugues WUDEL
Tout a commencé le 17 mars 2001, après mon coup de fil passé à l'aéroclub, Maurice JEDAR, qui à cette époque était président et instructeur m'avait proposé de l'accompagner le samedi suivant en tant que passager sur un vol vers Nancy et ceci pour me permettre de découvrir l'aviation. Ce jour là, j'embarquai dans le DR400 F-GCUD piloté par un jeune élève en route pour l'aéroport de Nancy. Enthousiaste et curieux, j'ai accepté de faire mon vol d'initiation et c'est de cette manière que je me suis retrouvé aux commandes de ce même DR400 deux jours plus tard avec un instructeur nommé "Pierrot "qui aujourd'hui est pilote de ligne chez Vueling et qui m'a permis d'aimer l'avion. Et c'est ainsi que ma formation de pilote privé débuta, en route vers une nouvelle aventure ... Je suis fier d'avoir rejoint cette grande famille de pilotes où l'on partage nos histoires et nos anecdotes ainsi que nos expériences respectives acquis durant toutes ces années. Découvrir tous ces paysages quí changent au gré des saisons dont le mois de mai que j'apprécie particulièrement pour cette palette de couleurs. Apprécier les sorties sur la journée avec pilotes ou famille, rien que pour pouvoir se balader et déjeuner dans d'autres endroits. Avant tout pour moi en tant que pilote privé, l'avion doit rester un plaisir, une passion mais avec beaucoup de respect du sérieux et de la rigueur. Je suis resté fidèle à l'aéroclub de Sarre-Union depuis ce jour et tant que la santé me le permettra, je me servirai de leurs ailes pour m'envoler dans les airs.
Pilote de Ligne, responsable pédagogique du clubMatthieu BAUER
J’ai poussé pour la première fois les portes de l’aéro-club à 14 ans. À cet âge, c’était d’abord une fascination, et également un rêve d’enfant qui pouvait potentiellement se concretiser! Je ne savais pas encore que cet endroit allait devenir, mais au final il était bien plus qu’un lieu d’apprentissage : un véritable fil conducteur dans ma vie. J’ai grandi aéronautiquement ici en commençant par le BIA. J’y ai appris les bases du pilotage, bien sûr, mais aussi la rigueur, l’humilité et la culture de sécurité qui façonnent les pilotes. J’y ai trouvé des instructeurs, des pilotes, des amis, et une passion qui n’a cessé de grandir au fil des heures de vol, des briefings, des premiers solos et des étapes franchies une à une. Cet aéro-club a été mon école, mon terrain d’expérience, et souvent ma deuxième maison. Il m’a accompagné dans la construction de mon parcours, depuis mes premiers vols jusqu’à mon évolution vers l’aviation professionnelle. Aujourd’hui, le chemin parcouru me ramène naturellement ici avec une responsabilité particulière : J’occupe le poste de responsable pédagogique du club, avec la volonté de transmettre à mon tour ce que j’ai reçu. Accompagner les élèves, structurer leur progression, partager l’exigence du métier et la passion du vol qui est pour moi une continuité évidente. En parallèle, j’exerce comme commandant de bord instructeur en compagnie aérienne, un métier qui prolonge cette même vocation : apprendre, transmettre et faire progresser. Qu’il s’agisse de former un élève pour son premier lâcher ou d’instruire des pilotes professionnels, l’essence reste la même. Ce qui rend cette histoire particulière, c’est qu’elle est profondément liée à ce lieu. Peu d’endroits offrent la possibilité d’entrer adolescent avec des rêves plein la tête et d’y revenir, des années plus tard, pour contribuer à former la génération suivante. Si je suis devenu pilote, instructeur et aujourd’hui responsable pédagogique, c’est en grande partie grâce à ce que cet aéro-club m’a apporté. Et si je m’y investis encore, c’est parce que je crois profondément à ce que représente un aéro-club : une école, une communauté et un endroit où des vocations naissent. Transmettre aujourd’hui, là où tout a commencé, a une valeur particulière. C’est une façon de rendre ce que j’ai reçu, et de continuer à faire vivre cet esprit qui m’a construit.
Directrice des Opérations, Pilote Privée et Présidente de l'AéroclubDiane LANG
Pendant longtemps, j’ai cru que piloter n’était pas fait pour moi. Cela me semblait appartenir à un autre monde : un univers très masculin, un apprentissage trop technique, trop complexe, peut-être même inaccessible. Et puis un jour, j’ai osé franchir la porte d’un aéroclub. C’était en juin 2016. Bientôt dix ans ont passé depuis ce premier pas, et pas un seul jour je n’ai regretté d’avoir osé gagner mes ailes. Il y a eu de longues soirées d’apprentissage, de magnifiques heures d’instruction, des moments de doute aussi, et surtout une formidable école d’humilité. Car apprendre à voler, c’est bien plus qu’acquérir une technique : c’est apprendre à se connaître, à gérer le facteur humain, à reconnaître ses propres limites, à progresser avec rigueur et exigence. Cette aventure a été, et reste encore, une expérience profondément merveilleuse. Un rêve d’enfant devenu réalité. Aujourd’hui, je suis pilote, mais aussi présidente de mon aéroclub depuis cinq ans. Cet engagement bénévole prolonge naturellement mon parcours : il me tient à cœur de faire vivre ce lieu, de le faire grandir, et d’aider à mon tour celles et ceux qui osent franchir la porte à passer, eux aussi, du rêve à la réalité. Voler m’a apporté bien plus qu’une licence. Cela m’a offert une confiance nouvelle, des rencontres précieuses, des souvenirs inoubliables et la conviction que certains rêves méritent d’être poursuivis. Et parfois, tout commence simplement par le courage d’oser.
Sage-femme, Pilote privéeNancy SCHOUMACHER
Ma fascination pour l’aviation a toujours existé, déjà présente dans l’enfance. Cette passion bien refoulée ne pouvait que s’adresser à une élite, notion largement véhiculée, à tort, d’une activité paressant inaccessible et inabordable. L’aventure a commencé en juin 2013, après un baptême de l’air. La magie a opéré, le déclic a eu lieu, et le "pourquoi pas moi ?" a remplacé le "c’est pour les autres". Quinze jours après ce baptême j’étais inscrite au club et prenais ma toute première leçon. J’ignorais totalement la rigueur et la complexité du domaine aéronautique, la découverte n’en a été que plus satisfaisante ! L’année d’après j’ai obtenu mon PPL. L’aventure a continué offrant de belles amitiés et d’inoubliables escapades. Piloter exige de la maîtrise et de la rigueur. Se remettre en question, se ré-entraîner, maintenir à niveau ses connaissances et en acquérir de nouvelles est essentiel, et prolonge ainsi cette formidable formation initiale. Mon seul regret est de n’avoir pas commencé plus tôt !